entretien avec Sbeih Sbeih mené par Emmanuel Hiriart
Il était commun depuis les accords d’Oslo d’entendre dire qu’il y avait des milliers d’Organisations Non Gouvernementales en Palestine, pourtant depuis cette signature la colonisation n’a jamais cessé. C’est tout le paradoxe de la situation et du cadre d’intervention des ONGs dans la région et de la dépolitisation qu’elle entraine.
Qui dirige ces organisations, que financent elles et quels projets servent elles? Sont elles des courroies de relais de l’occupation israélienne et servent elles à co-gérer la situation pourtant illégale du point de vue du droit international?
Je reçois donc pour répondre à ses questions, Sbeih Sbeih, docteur en sociologie et chercheur associé à l’IREMAM qui a notamment enseigné la sociologie à l’Université de Birzeit en Palestine et à l’Université Lyon 2.
Il a soutenu une thèse en 2014 intitulée « La “professionnalisation” des ONG en Palestine : entre pression des bailleurs de fonds et logique d’engagement » (https://theses.hal.science/tel-01220122)
Ses travaux portent depuis sur le prolongement de la condition coloniale dans les mondes associatifs et culturels en Palestine après-Oslo et a largement publié sur la question :
En 2018, « Le temps du développement en Palestine. La rationalisation économique dans un espace confisqué » (https://journals.openedition.org/temporalites/4552), Temporalités, 27, 2018
Les projets collectifs de développement : https://hal.science/hal-01899519/document
En 2023 , Consommer en s’endettant : les Palestiniens face aux bailleurs de fonds Sbeih Sbeih : https://www.areion24.news/produit/moyen-orient-n-60/
En 2025, « Figures of Political Engagement in Palestine: Between the Rationality of Defeat and Liberation”, Partecipazione e conflitto – PArticipation and COnflict, 2025, 18 (3), pp.550-569 ( https://hal.science/hal-05337693/document)
« La Palestine, de la SDN à l’ONU : histoire d’une hypocrisie occidentale » (https://shs.cairn.info/revue-recherches-internationales-2025-2-page-53 , Recherches Internationales, n°133, été 2025, pp. 53-73
« L’université colonisée : entre destruction du savoir en Palestine et déni de la colonialité en France » (https://www.contretemps.eu/universite-colonisee-destruction-savoir-palestine/), Contretemps, mai 2025 (en ligne)
« Sur la condition coloniale en Palestine », ( https://www.contretemps.eu/condition-coloniale-palestine-israel-gaza-cisjordanie/) Contretemps, juillet 2024
« La culture palestinienne à travers la littérature : entre logique d’engagement et esprit universel » (https://shs.cairn.info/magazine-questions-internationales-2025-1-page-104?lang=fr), Questions internationales, 2025
« Une Autorité palestinienne en péril. L’Autorité palestinienne contre les Palestiniens ? » Dans Sous la direction de T. De Montbrial et D. David Ramses 2024 . https://shs.cairn.info/ramses-2024–9782100856039-page-276?lang=fr
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Musique du générique :
Produit par : El-Funoun Palestinian Dance Troupe « Lover’s Hymn »
Palestinian folk tune
Transcription (provisoire) de l’épisode 16 saison 1 du Podcast Fragments de Palestine
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fragments de Palestine.
Je suis Emmanuel Hiriart et je vous propose toutes les semaines un grand entretien sur
une question historique, politique, géographique, militaire, diplomatique, culturelle ou juridique
ou bien qu’elle concerne un dirigeant, un militant, une figure intellectuelle ou
militaire de la Palestine. Une manière surtout de comprendre la Palestine et les
Palestiniens au moment de ce génocide et après plusieurs décennies d’occupation.
Vous écoutez ce podcast et nous espérons qu’il vous plaira, mais la production n’est pas sans
coût pour notre association à but non lucratif. C’est ainsi que vous pouvez nous soutenir en
réalisant un don sur Hello Assault dont le lien est dans la description de cet épisode ou
suivant le lien mis sur notre site fragment de Palestine.fr par avance merci de nous soutenir.
Pour parler d’un sujet qui pourrait paraître anachronique, celui de l’omniprésence des ONG
en Palestine et donc des conséquences de cette implantation sur la vie politique,
économique, sociale mais aussi militante, je reçois Sbeih Sbeih docteur en sociologie,
chercheur associé à l’IReMAM, il fut professeur à l’université de Birzeit et puis à Lyon 2
en France. Ses travaux portent sur le prolongement de la condition coloniale dans
le monde associatif et culturel en Palestine après Oslo. Cet entretien indispensable s’appuie
sur son travail de recherche de doctorat en 2014 intitulé la professionnisation des ONG
en Palestine entre pression des bailleurs de fonds et logique d’engagement. Bonne écoute.
Sbeih Sbeih bonjour. Le biais est finalement par lequel le français ou l’européen va être
interpellé dans la rue mais également dans les médias ou simplement par des affiches
lors de ses transports en commun par exemple. N’est-ce pas essentiellement, et c’est le
cas pour de nombreux conflits finalement à travers le monde mais notamment de conflits
des pays du sud, du sud global si on peut dire, n’est-ce pas à travers la question
humanitaire finalement ? Est-ce qu’on est pas simplement souvent, on réduit
pas souvent un conflit à des enfants souffrent, il y a un problème d’eau ? Et quand j’étais
en Palestine en 2003, dix ans après Oslo, j’entendais dire qu’il y avait par les
Palestiniens eux-mêmes 100 000 ONG, le chiffre étant à prendre avec des pincettes
bien sûr, c’est-à-dire 100 000 comme on pourrait dire peut-être plus ou moins
mais pour dire énormément d’ONG. Et si on le rapporte à la population palestinienne,
dans quelle mesure, ma question est la suivante, que cache cette omniprésence, si elle est
réelle, des ONG en Palestine ? Oui enfin pour répondre à cette question de chiffre,
je crois qu’il y a toujours un débat de chiffre et cette question de légitimer une
action par rapport aux autres et donc je crois en fait que certains exagèrent
le nombre des ONG jusqu’à arriver à 100 000, ça c’était jamais le cas. Moi pendant
mon travail il y avait quand même un conflit de ces chiffres en fonction de
l’organisation qui fait la récension. Donc il y avait en fait les
organisations internationales qui arrivaient à peu près en fait, moi je parle
il y a dix ans, à peu près 3 000, certains parlaient de 1500 ONG et
d’autres arrivaient à 5000 mais en effet ce chiffre n’est pas stable pour
plusieurs raisons. Je vais le dire rapidement, d’une part en fait des critères
adoptés par les organisations ne sont pas le même. Parfois on exclut par exemple
les associations, ce qu’on appelle les associations de charité, c’est des
associations qui étaient déjà là avant les accords d’Oslo, qui datent, qui
remontent même à l’empire ottoman et on les considère comme
traditionnels, conservatrices, etc. Ce n’est pas les ONG modernes tel qu’on
le conçoit en fait dans le discours neolibéral. Et puis il y avait d’autres
éléments que c’était des ONG qui fermaient au bout de l’exécution des
projets. Donc c’est des ONG qui ont été créés afin d’exécuter un projet.
Donc voilà il y avait un conflit mais il y avait aussi ce débat de
légitimité entre qui doit en fait prendre le lead de la Palestine. Est-ce
que ce sont les ONG qui ont des compétences face à l’autorité
palestinienne, un compétent qui vient d’arriver, qui
subit de la corruption alors qu’ils ont agi, voilà ils sont là pour avec avec
ce discours de transparence, de développement, etc. Donc il y avait ce
plusieurs éléments si tu veux en fait entre débat de légitimité qui
doit en fait réagir, qui doit surtout recevoir l’argent des
bailleurs de fond. Donc ça c’est en fait pour les statistiques. Mais ce qui
est important avec cette idée en fait de montrer l’ampleur des ONG c’est
cette idée de question humanitaire au développement. Mais en fait à mon
sens il n’y a aucune différence dans le cas palestinien parce que
humanitaire d’une part c’est vraiment ça traite la question comme si
il y avait un tremblement de terre. Donc ça dépolitise la
question palestinienne d’une part. Et après voilà la question du
développement on va un peu ajouter la dimension du temps. Donc l’humanitaire c’est
vraiment de secours, on va secourir des gens qui ont souffert d’une crise
naturelle ou je sais pas quoi, tremblement de terre ou le développement on va
dire voilà on va se projeter dans l’avenir en fait comme ça les
palestiniens vont être indépendants. Sauf que les deux questions si
vous voulez dépolitise la question palestinienne. Donc on parle de
de processus d’appauvrissement. On parle des développements comme là je cite en
fait Gilles Berrist qui a travaillé sur le développement est une croyance
occidentale. On introduit le développement comme un ensemble de
recettes techniques en dehors de tout débat politique. Tout simplement en fait
on exclut les structures de domination. Donc ça sera une question
Si on arrive voilà à faire ce qu’on appelle le capacity building en fait
former les gens à bien travailler selon ce paradigme néolibéral bah tout va
bien bah c’est juste une question d’individus après s’il y a un échec c’est
grâce à cause de ces individus. Donc on a déjà dépolitisé la question
au sens on a occulté tout rapport de domination et donc introduire la
à travers ce prisme humanitaire ou même d’ailleurs de développement parce qu’il
y a des gens qui disent voilà le développement c’est différent de
l’humanitaire parce que nous travaillons en terme l’humanitaire c’est
juste pour régler des questions d’urgence en fait pour moi c’est le
même débat parce que ça dépolitise ça dénaturalise en fait la question
palestinienne d’où cette idée quand j’ai introduit dans ma thèse de
parler de la Palestine de bailleur de fond parce que là si tu veux c’est
la question du regard qu’on à travers lequel on va un peu lire la réalité
palestinienne et quand on a cette myriade d’ONG alors effectivement
qu’on prend qu’elles sont pas cent mille mais elles sont quand même
nombreuses si on les rapporte aux différents terrains sur lesquels elles
peuvent intervenir dans ma tête je suis loin d’être spécialiste et vous
pourrez me corriger mais elles vont intervenir sur des problèmes de
santé d’accès à l’eau d’accès à l’électricité pour moi les
domaines d’intervention d’une ONG éventuellement le déminage ou ou des
problèmes liés à la sécurité à la poste conflit ou au conflit qui dure à
l’éducation éventuellement à l’adoption ou à l’aide d’orphelin
enfin je résume grosso modo mais mais j’ai pas tellement plus de domaines
d’action comment est-ce que 5000 ONG peuvent finalement se
entre guillemets sur des domaines importants la santé l’éducation la
sécurité l’accès à l’eau etc mais finalement sur peu de domaines qui
sont ces ONG qui les dirige et vous parliez d’associations caritatives
islamiques ou non qui sont un peu exclu de ce de ce champ de ce qu’on
appelle les ONG alors pas par nous exclu mais j’imagine mais par les
bailleurs de fond c’est ce que vous vouliez dire qu’est-ce qui
réellement ces ONG sur le terrain qui peut-être leur direction peut-être
leur manière de faire peut-être que notre auditeur comprenne bien le en
fait ce que c’est qu’une ONG parce que qu’est-ce qui est la différenci
d’une association et qu’est-ce qui qu’est-ce qui amène aujourd’hui à
avoir 3000 5000 ONG sur à mon sens et vous me corrigerez si je me
trompe mais sur si peu de domaines de compétences en réalité pour
comprendre ce domaine de compétences pourquoi en fait déjà on parle de
pourquoi en fait les ONG doivent avoir un rôle en fait dans ces domaines
c’est ça la question en fait ça vient de du regard néolibéral en fait qui
divise d’une manière je dirais sinon c’est le mot fausse mais simplificatrice
en fait on divise la société en trois zones voilà il y a l’état il y a
la société civile et il y a le marché donc la société civile et là
pour séparer l’état du marché pour que le marché fonctionne comme il faut
avec avec la fameuse Madame Visible d’Adam Smith en fait en Palestine est-ce
qu’il y a un peu particulier qu’il n’y a pas d’état donc est-ce que quand il
y a pas d’état est-ce qu’on a le droit de parler de ce qu’on appelle la
société civile donc voilà le débat en fait en philosophie sur la société
civile est large mais enfin est-ce qu’on est ce que je développe ici c’est
comment en fait le discours néolibéral a récupéré en fait certains concepts
il les a en fait donné des connotations connotations voilà et même
surtout en fait il a donné le pouvoir une puissance épistémologique du
savoir parce que société civile c’est un concept un concept un peu un peu
épistémologique donc voilà qui est lié à la démocratie en fait là
aussi il ya le problème de l’héritage de Tocqueville comment on interprète
donc dès qu’il y a en fait le renforcement de la société civile on
va arriver à la démocratisation on va arriver au développement on va
arriver au bon fonctionnement de la société comme sauf que dans le cas
palestinien il n’y a pas d’état alors comment peut-on parler de société
civile déjà en absence d’état ça c’est une question à laquelle on
répond jamais et donc qu’est ce que ça veut dire les compétences des
dans une société où il n’y a pas d’état où il y a tout à faire il n’y a pas
d’infrastructure il n’y a rien en fait lorsqu’on parle de construction des
hôpitaux lorsqu’on parle de par exemple de domaines de santé de
domaines de l’agriculture basse est à l’affaire d’état ce n’est pas une
affaire des oingés ou même quelque soit en fait leur budget alors ça c’est
la première chose et donc lorsqu’on va juste voir rapidement après les
accords d’oslo on a tellement fait il ya certains bailleurs de fonds
qui ont financé des oingés par exemple travailler dans l’agriculture qui
était présent déjà là et l’ont financé au point que le budget de ces
oingés était beaucoup plus important que le budget de ministère de
l’agriculture donc on parlait vraiment le
ministère le plus important en termes d’agriculture c’était une oingé
et non pas le ministère alors que le discours contradictoire de bailleurs
de fonds on était en train de construire un état par l’autorité
palestinien pour arriver à l’état donc on fait tout pour ne pas
construire cet état parce qu’en fait on délègue ce pouvoir à des oingés avec
150 employés alors que à l’époque le ministère de l’agriculture je crois
qu’il y avait 1500 employés avec un budget beaucoup plus important que
les budgets de cet oingé donc il y avait cette question de
répartition de tâches et pour comprendre un peu aussi il y avait
aussi cette division par bailleurs de domaine par exemple l’agriculture
je me souviens plus c’était les hollandais par exemple les hollandais
l’hollande en fait après il y avait la santé je ne sais pas quel pays les
américains se contentaient en fait de cette question de sécurité donc ils
travaillaient plus avec les sécurités donc à travers cette lecture si tu veux
en fait l’autorité palestinienne apparaît comme une oingé comme les
autres et donc elle est en concurrence avec les autres oingés pour
recevoir aussi le fonds qui est compétent pour recevoir l’argent donc là en
fait l’idée de cette question de la Palestine de bailleurs de fonds pourquoi
en fait je parle de cette configuration parce qu’en fait on a
construit une réalité virtuelle de la Palestine qui ne correspond pas à la
réalité palestinienne et c’est quoi cette réalité virtuelle
bah on est passé selon le discours officiel des organisations
internationales même de certains chercheurs on est passé d’une situation
de conflit déjà on parle pas de colonisation de conflit à une
situation de poste conflit donc il y a une rupture radicale entre ce qui était
avant et ce qui est après avant il y avait un conflit et maintenant on est
partenaire donc les palestiniens et israéliens sont devenus partenaires
pour le développement pour la paix et donc qui en fait sont les acteurs le
plus important dans cette manière de voir bien bien sûr il y a les oingés et
bien évidemment l’autorité palestinienne sauf que les oingés
sont plus aptes à travailler parce qu’il y a tout le discours de la
société civile autour voilà la démocratisation qui peut que les oingés
peuvent achever parce que voilà ça permet comme je te dis en fait de
séparer le marché de l’autorité et bien sûr il y avait tous les débats
autour de la corruption palestinienne de l’autorité palestinienne et là en
fait c’est un usage plus ou moins politique je ne dis pas en fait que la
corruption n’existe pas mais en fait la manière dont on parlait de la
corruption de l’autorité palestinienne c’était pour des légitimité des
légitimés yasser arafat à l’époque qui basculait entre deux choses entre
en fait ce discours pour la paix mais en même temps en gardant ce
discours de résistance et aider en fait les familles de martyrs etc donc
c’était considéré ce rapport au politique tel que qu’on le conçoit en
fait dans le discours de développement était considéré comme un rapport
dangereux un rapport contre le développement et corruption et du coup
il fallait l’exclure donc il fallait des oingés apolitiques qui interviennent
pour pouvoir en fait arriver et à la démocratie et à la construction de
l’état donc comme j’étais dit voilà c’est la contradiction
contradiction on est en train de construire un état mais en même temps
on est en train de renforcer des entités qui qui sont en fait en
opposition je dirais à cet état je schématise parce qu’en fait cette
opposition opposition passe à d’abord en fait l’opposition aux accords d’Oslo
en fait les oingés qui étaient avant on était contre les accords d’Oslo
à une opposition depuis l’intérieur des accords d’Oslo et donc voilà qui
doit jouer qui doit travailler avec l’aide internationale donc il y avait
une certaine intériorisation des accords d’Oslo comme la solution et voilà
la finalité de des états donc dans cette configuration que j’appelle la
Palestine de bailleurs de fond ce passage de conflit à post conflit on est
devenu partenaire et donc il y avait les associations de
charité qui étaient tout simplement exclues pourquoi parce que enfin
lorsque je regardais en termes de critères de corruption de
moi je donne un exemple en fait que j’ai eu pendant mon terrain lorsque je
cherchais une oingé très connue à Ramallah j’ai galéré pour trouver le
siège alors les chauffeurs de taxi n’arrivaient même pas à m’amener en
fait au siège parce que c’était alors cet oingé beaucoup plus important que
le ministère à l’époque et donc j’ai mis du temps alors Ramallah c’est
une petite ville par rapport à Ebron-Al-Falil lorsque je suis allé à
Ebron pour enquêter auprès d’une association ce qu’on appelle de
charité traditionnelle la première personne à laquelle je posais la question
il m’a tout de suite dit c’est par là par là par là et là je compris deux
choses en fait cette association de charité
avait quand même deux sources pour pouvoir en fait subvenir à ses
besoins donc il y avait des ateliers de broduits il y avait même
des vaches il y avait des fermes il y avait tout et donc il s’occupait
de 5000 orphelins de A à Z et donc c’est une association qui était
ancrée dans la société avec les valeurs de la société etc donc il prenait en
charge les orphelins il y avait un dortoir voilà donc il y avait tout tout
ce qu’il faut pour s’occuper des orphelins y compris l’éducation etc et
à certains moments cette association a été fermée parce que c’était plus ou
moins dirigé par des gens proches du Hamas ou quoi le président est mort
en 1909 dans une cellule de l’autorité palestinienne alors on
s’est accusé de ces associations en fait d’être corrompus et d’être avoir des liens
avec le Hamas un mouvement terroriste etc et bien sûr pas transparent qui ne
travaille pour le développement je me suis posé la question en fait une
association qui est bien ancrée dans la société qui arrive à subvenir en
fait à ses besoins et qu’on n’a pas même pas besoin d’aide
internationale et fonctionne très bien à la différence et avec je sais
pas enfin je me souviens plus de quel il y avait des cent à 500
employés et de l’autre côté une association que même les chauffeurs de
taxis n’arrivent même pas à repérer le siège et l’adresse qui avait en fait un
budget des millions d’euros et qui avec 150 employés et qu’il y avait des
projets qui se terminent rapidement et dont les bénéficiaires ont pu avoir des
centaines et voilà on parlait des bénéficiaires directs indirects pour
dire que cet enjeu était très important donc pour moi les critères
en pratique ne tenaient pas la route mais cette distinction en fait c’était
une distinction je dirais politique et on utilise en fait ce paradigme de
développement il faut la visibilité il faut la
transparence il faut aussi le langage qu’on utilise c’est un langage en
anglais et non pas en arabe comme c’était la question de l’association
de charité et donc ça c’était très important donc voilà il y avait chez
de développement cette volonté de montrer qu’on est moderne on parle en
anglais le langage de bailleurs de fond et donc cette Palestine de bailleurs de
fond on intériorise plus ou moins le regard en fait de poste conflit et le
discours de développement pour la paix alors que les autres voilà on a
des orphans on s’occupe des orphans sans avoir besoin de ce tout ce
discours de réalité virtuelle induite par les bailleurs de fond et
et là en fait il y a la distinction pratique si tu veux mais pour les
bailleurs de fond c’était voilà exclu de facto parce que ça correspond pas
aux critères de développement une autre chose que je remarquais et très peu
on parle c’est le mécanisme dedans en fait lorsqu’en fait est un bailleurs de
fond occidental ou les organisations internationales financent sinon ingé
il y a cette question d’affichage en fait il faut afficher le montant
il faut afficher des photos il faut afficher en fait lorsque je me baladais
dans les rues de ramallah en fait je voyais le nom de tous les pays du
monde sauf la palestine parce que là de la part de us et du peuple
palestin et du peuple américain il y a 5000 dollars ici 2000 dollars ici
de mes bala et alors ça c’est en fait c’est quelque chose en
contradiction avec la culture palestinienne où il y a en fait le
système de valeur de don en fait qui s’inspire en fait la religion
musulmane surtout où il faut vraiment cacher le don pour ne pas émilier c’est
lui qui reçoit l’argent donc en fait le don est beaucoup plus
valorisé par dieu en fait dans une culture musulmane si ça se passe
discrètement donc on peut avoir un million de dons mais avec un nom
anonyme en fait personne en fait il veut pas s’afficher et donc là en
fait cette contradiction c’est très important parce que il y a en fait le
système de bailleurs de fond instaure un rapport de domination au point que
lorsque le récepteur n’arrive pas à rembourser ce don ou la dette il va
perdre de sa dignité il va s’identifier doucement progressivement
aux valeurs de celui qui donne alors que l’autre cas on n’a pas on n’est
pas en train de changer de valeur voilà donc il y a tout un changement de
système de valeur dans cette nouvelle configuration de bailleurs de
fond donc ça se voit en fait c’est un discours autour de développement mais
qui dissimule en fait des rapports de domination d’abord d’abord pour imposer
un regard centré sur le poste conflit de la palestine et deuxième vont en
fait d’imposer un système de normes qui sont en contradiction avec les
normes locales et ça c’est pas uniquement palestine c’est partout où
il y a des bailleurs de fond avec les recettes universelles qui sont
appliquées nulle part et conduit voilà c’est la recette si vous
appliquez la recette vous allez atteindre cet objectif de développement
si vous n’arrivez pas à atteindre ces objectifs de développement c’est à
cause de vous parce qu’il vous manque des compétences il manque voilà
encore des projets etc donc on rentre dans ce système un peu vicieux voilà
dans ce système en fait un peu cercle vicieux et là il y a eu la
distinction entre o1g et associations de charité alors que les
associations de charité si on veut appliquer les critères de développement
de l’autosuffisance etc elles sont beaucoup plus en fait aptes à avoir
les discours d’o1g tel qu’on les définit d’o1g de développement donc
il y avait si tu veux sa distinction il y avait le champ de bataille pour
le champ de compétences système de ce val à santé éducation etc par
bailleurs les bailleurs ne communiquaient pas entre eux c’était la
bataille on refait la même chose parfois il y avait des projets qui
se refaisaient la même chose et après parfois en fait c’était aussi je dirais
par mode par je sais pas en fait par hashtag je sais pas c’est par trend
si je vais le dire en fait parfois on veut financer la question de genre et
parfois on va financer juste pour la question de démocratie et donc il
n’a un jeu qui travaille sur l’agriculture qui ne travaille pas sur
le genre est obligé d’ouvrir des o1g associés à cet o1g pour traiter cette
question de genre et du coup ce qui s’est passé qu’on fait chaque o1g
devient une sorte de grande méga o1g plateforme des o1g qui va plus ou
moins coordonner le travail de prise o1g voilà cet o1g travaille sur le
genre alors que c’est la base en fait c’était la question d’agriculture
donc cette question de compétences et ce qu’on appelle de professionnalisation
on arrive à point où il y avait un système enfin une o1g de santé où les
médecins ne pratiquent plus le médecine en fait ils sont devenus des
gestionnaires donc voilà qu’est ce que ça veut dire la
professionnalisation lorsqu’un médecin n’est plus un médecin donc cette
question de compétences aussi à questionner voilà donc il faut voir
en fait un regard un peu plus je dirais plus global de ce qui se passe
et comment en fait on a reconfiguré la société avec la naissance en fait même
la transformation ou la naissance des nouvelles o1g qui sont arrivés après
oslo où la transformation qui était déjà là et surtout le rapport
aux politiques y compris le rapport aux partis politiques qui étaient plus
parfois les partis politiques qui ont fondé ces o1g et donc là
j’ai analysé en fait ce rapport entre entre o1g partis politiques et
bailleurs de fonds et je voyais comment à certains moments il y avait la
rupture avec le parti politique l’o1g devient beaucoup plus proche des
bailleurs de fonds et reçoit plus ou moins les ordres des consuls qui
existent à ramallah et donc voilà chaque o1g avait son consul et donc
voilà c’était la bataille entre les bailleurs à travers les o1g
en préparant cette émission j’ai eu cette cette impression que
finalement on se retrouvait avec un avec des accords d’oslo qui était
quasiment morné depuis leur leur signature mais dont personne ne contestait
qu’il même s’il ne s’appliquait pas tout le monde continue à les évoquer
quand je dis tout le monde dans le monde occidental on y fait
toujours référence et puis l’autorité palestinienne est
accrochée à ça etc etc pourtant on a sous les yeux une
palestine qui n’est qu’ici on avait appliqué les accords d’oslo devrait
quand même ressembler un peu différemment à ce qu’elle est aujourd’hui
dans quelle mesure ces o1g ne font pas survivre quelque chose ne vive pas
sur le dos d’un modèle qui ne fonctionne pas du fait des israéliens
c’est à dire les accords d’oslo et dans quelle mesure finalement il n’y a
pas une sorte de de cogestion de cette colonisation israélienne par
les par les o1g en fait c’est à dire que israël ne respecte pas
sa part et en fait c’est pas c’est pas si grave que ça pour les o1g parce
que elle ça leur donne presque plus de terrain d’intervention finalement et
que finalement c’est comme elle lutte pas contre cette colonisation mais
contre des des effets vous le disiez qui sont presque les mêmes que pour
l’éruption d’un volcan ou des inondations un tsunami ou une
sécheresse momentanée du coup on ne traite pas du tout une question
politique et de fait on fait une cogestion de cette colonisation croissante
quand on regarde une carte de la Cisjordanie et de Gaza aujourd’hui c’est
encore plus dramatique mais depuis oslo rien ne s’est amélioré rien ne s’est
même figé dans quelle mesure on peut parler de cette cette cogestion est-ce
que je suis un peu trop dur mais j’avais l’impression que c’était un peu
du tout du tout en fait au fait là lorsque je parle de palestine de
disséminer en fait la colonisation qui s’accélère même après oslo beaucoup
plus en fait qu’avant et au nom de la paix et au nom du développement pour la
paix donc voilà oui c’est la cogestion en fait de la colonisation en
fait c’est aussi en fait le problème c’est qu’il y a en fait des acteurs
palestiniens qui participent à ce discours de réalité virtuelle donc
alors au moment où la colonisation s’accélère on parle de la paix on
parle de l’échelle de la paix comme on peut sauver la paix etc donc
la paix ici c’est comme le dit Orwell devient la guerre en effet ce qui
représente parfaitement ce qui se passe donc au moment aussi où à l’époque
avant Oslo au moment en fait c’était la dépendance de l’économie
palestinienne c’était à l’égard de l’économie israélienne après les
accords d’Oslo il y a une dépendance complexe en fait c’est non
seulement à l’égard de l’économie israélienne mais à l’égard des
bailleurs de fond donc au moment en fait où la dépendance économique
s’accroît et s’accentue et s’est complexifié on parle de développement
tu vois en fait la contradiction et au moment où la colonisation perdure
on parle de paix et au moment en fait où il y a plus de souveraineté
palestinienne on parle d’une autorité donc voilà autorité est face à
laquelle il y a des oignées donc vraiment on est vraiment dans une
réalité complètement virtuelle déconnectée de la réalité et donc dans
cette configuration on a changé on a modifié la raison d’être des ces
oignées donc lorsqu’on regardait les oignées en fait qui sont nées dans
les années 80 par exemple ils avaient pour objectif d’assister à ce que j’ai
appelé enfin on appelle la logique de ce mot de résister par l’économie
donc résister par l’économie mais je vais peut-être je vais revenir là
dessus en fait l’objectif de l’alp au début lorsqu’a été créé c’était
libérer la palestine c’est quoi libérer la palestine c’est toute la
palestine y compris 48 l’olp et le fatah surtout est né en
officiellement 65 donc avant l’occupation de 67 donc et c’était
pour libérer ce qui a été occupé en 48 pendant l’anakba donc la stratégie
pour libérer la palestine c’était la lutte armée et la lutte armée en
fait venu plutôt de l’extérieur parce que l’olp s’est installé à
l’extérieur donc à partir des années 82 surtout lorsque l’olp quitte
beyrouth donc il y a en fait un changement de stratégie et il y a en
fait l’éloignement de l’olp et surtout ses bases militaires de libon vers
vers tunis donc il n’y avait plus en fait cette idée de lutte armée
pouvoir monnaie la lutte armée donc pour des raisons stratégiques voilà
on va pas rentrer pour des raisons multiples
l’olp échange de stratégie de la lutte armée à la stratégie de saumoud saumoud
c’est tenir bon face à l’occupation mais en fait il y avait dans cette dans
ce mouvement en fait il y avait un premier premier mouvement de
rationalisation je dirais de la stratégie de l’olp donc on passe des
armes à l’économie mais on passe aussi des des actions qui étaient
menées des opérations militaires depuis l’extérieur vers la
et là on va passer des actions depuis l’intérieur c’est le saumoud mais en
fait ces actions vont être limitées au territoire palestinien occupé en 67
donc la si jordani et gaza donc on va limiter un peu le terrain d’action
donc c’est cette rationalisation de passage de la lutte armée vers le
saumoud la résistance par l’économie va limiter aussi le
terrain du travail d’action au territoire de 67 et en fait ça va le
deuxième mouvement de rationalisation ça va être après les accords d’oslo
où la résistance par l’économie devient le développement et donc cette
résistance par on va enlever le mot résistance par l’économie et ça
sera le développement les développements comme je l’ai dit en
fait deux billes c’est l’on c’est une recette technique en dehors de tout
ce qui est politique et donc pourquoi pourquoi je dis tout ça en fait c’est
pour montrer en fait que ce mouvement de rationalisation en fait a
reconfiguré un peu la question nationale palestinienne par les
palestiniens eux-mêmes et donc à partir de là en fait ils vont rentrer
dans le jeu ils vont accepter la règle de jeu de coexistence avec
israël et bien sûr en fait oslo c’est pas uniquement des accords c’est
l’ensemble de concept qui va et plus ou moins transformer le regard des
acteurs impliqués et dont la palestine de bailleurs de fonds y compris à
l’égard de leur propre existence donc la raison d’être en fait de saison 1g
va être modifiée ce monde où ils vont utiliser en fait des valeurs comme
les bénovolas et résister par l’économie ça va être plus en fait la
résistance économique mais ça va être le développement et les développements
comme je dis ça va après ça va dépendre des bailleurs parfois on va
travailler sur des questions de genre on va un peu morceler un peu la cause en
petite cause aider le pauvre ici aider des gens marginalisés en fait qu’est
ce que ça veut dire marginaliser en palestine parce qu’on va on a
morcelé la territoire 67 en zone a bc à sous le contrôle de l’autorité
palestinienne administrativement et sécuritaire en fait théoriquement ça
mais en fait en vérité c’est israël qui contrôle tout et la zone c c’est
70 % de la six jours d’année où il y a la terre agricole où il y a tout et
donc on va considérer la zone c d’abord on va pas intervenir parce que
le bailleurs de fonds veulent pas gêner israël et après ensuite on va
dans une deuxième phase on va le considérer comme zone marginalisé mais
qu’est ce que ça veut dire marginaliser la majorité de
donc vraiment on va mettre tout ce qui est marginal et pas important on va le
mettre en priorité et tout ce qui est existent si elle est indispensable on va
le mettre en fait en dernier rang donc voilà donc on va changer la
priorité on va changer le regard et bien évidemment en fait tout le monde
sera impliqué dans certains pas de concept parce que le passage en
mouvement de rationalisation dont je parlais et ça a été accompagné par la
salarisation donc la salarisation en fait des gens qui étaient bénévoles qui
travaillaient comme ouvriers qui travaillaient comme invigilateurs il
devient salarié dans une o1g donc il fallait vraiment trouver des salaires
pour ces gens et donc la raison d’être même de l’o1g va changer va
être modifié au fur et à mesure et donc voilà survivre dans ce contexte ça
devient déjà un objectif donc les o1g dès qu’un projet se termine ils se
pêchent pour trouver un autre projet pour trouver un financement pour pouvoir
payer les salaires sinon en fait ils ont voulu trouver à
fermer leurs o1g et là ça revient à la première question sur le chiffre
de ces o1g parce qu’il y a des o1g qui ferme au bout d’un projet et donc
on rentre dans un ce qu’on appelle parce que j’appelle après
Boltanski c’est en fait la cité par projet en fait la vie c’est un ensemble
de projet dès qu’il y a un projet qui se termine il faut un nouveau projet qui
commence et donc on va plus évaluer l’ensemble de projet on va évaluer un
projet par projet donc lorsqu’on va évaluer ces projets menés par les
o1g on va trouver un succès oui on a aidé centaines de bénéficiaires on a
aidé je sais pas combien de pauvres mais au final oui il reste juste 5%
il faut encore un autre projet pour pouvoir atteindre ses objectifs et
lorsqu’on regarde l’ensemble et rien en fait c’est pire en pire mais en fait
lorsqu’on va être l’évaluation permanente des projets c’est un succès
parfait mais en effet pourquoi parce que notre lecture dès le début est
biaisé et donc on va se référer à cette réalité virtuelle pour
mesurer en fait nos objectifs pour mesurer en fait l’avancement et donc
mais sauf que c’est la réalité à la réalité virtuelle ce qu’on
impossiblement en fait interdit de dire c’est de dire que la question
palestinienne est une question coloniale et colonial c’est pas juste en fait
quelque chose qui est lié au passé c’est quelque chose de permanent et
voilà et donc ça c’est par exemple le discours qu’on doit tout de suite
occulter donc tout rapport en fait tout mot en fait les o1g qui parlaient
de résistance ils vont changer le mot résistance par développement ils
vont passer de l’arabe à l’anglais ils vont avoir un discours neolibéral
technocrate en détachement en fait avec tout ce qui est politique et c’est
pour ça en fait c’est une réalité virtuelle et donc leur raison d’être est
déjà en fait modifié et donc voilà lorsqu’on pose est-ce que les o1g
participent en fait ou contribuent à résister contre la colonisation mais
n’a rien à voir parce que la réalité a été tout simplement modifiée
en fait le cadre d’analyse de cadre le regard et même l’action en
fait ça a changé en préparant cette émission vous évoquiez le le le le une
o1g palestinienne qui a été même chercher des fonds auprès d’un grand
groupe de développement français pour restaurer ou améliorer un
checkpoint et j’aimerais qu’on aborde ce cas qui est anecdotique peut-être
mais qui montre à quel point dans la folie de recherche de projets on
finit par trouver des projets qui sont contre soi-même mais dont on arrive à
les vendre comme une amélioration du quotidien enfin le pire c’est pas
juste en fait c’est pas une o1g c’est c’est l’administration civile
israélienne en fait c’est normalement l’administration c’est l’armée
l’armée qui ose envoyer un email à l’afdé en fait ils vont pas le
dire l’agence française de développement qui m’a raconté et qui vont dire voilà
est ce que vous pouvez financer le checkpoint de hérètes en fait qui
sépare gaza au nom de développement en fait pour élargir le checkpoint et ça
en fait donc il a eu le culot de demander en fait au nom de
développement en fait là est ce qui est ce qui est ce qui est intéressant
il y a un checkpoint entre ramallah et bethlehem et qui s’appelle le
checkpoint de valais de l’enfer ou adéna et donc c’est vraiment là en
fait c’est la route qu’on a commencé à prendre à partir des accords d’oslo
avant pour aller à ramallah depuis bethlehem on passait par jérusalem donc
là en fait ils ont bloqué voilà ils nous ont fait une route c’était c’était
vraiment une route pas pavé etc donc usd vient prépare la route et le
chemin et voilà ils ont mis bien sûr un checkpoint pour séparer pour
contrôler pour tout ce que voilà c’est un dispositif colonial qu’on a et
us aid l’agence américaine de développement que je crois supprimer en
fait qu’est ce qu’ils ont fait ils ont dit voilà au lieu de l’enlever le
checkpoint au lieu que les palestiniens reprennent la route depuis
jérusalem basse et tout simplement va développer le checkpoint en fait il
était juste avec one side en fait c’était juste un aller falla donc ils
vont élargir le checkpoint ils vont mettre un panneau ce checkpoint en
fait ce passage où je sais pas comment il l’appelle a été élargi grâce
à un financement du peuple palestin américain bah bravo et donc voilà
normalement lorsqu’on parle de développement bah la première barrière
premier obstacle en fait le développement c’est le checkpoint au
lieu d’enlever le checkpoint ou de faire pression pour enlever le
checkpoint on va développer le checkpoint au nom de développement et
là en fait on va voir des experts qui vont venir des experts de
checkpoint moi je me souviens en fait de quelqu’un qui a mis j’accompagne
ici un expert de checkpoint mais qu’est ce que ça veut dire expert de
checkpoint en fait il est payé en tant qu’expert de checkpoint voilà au nom du
développement et donc là je sais pas combien de millions d’euros il touche
pour une visite d’une semaine et voilà il va là bas il va dire voilà j’ai tout
fait je regardais j’ai vu le checkpoint etc et après il va
développer ailleurs et donc là il aura la légitimité de l’expert qui
peut se permettre de parler de la palestine etc en racontant aussi des
Donc là ces questions en fait lorsqu’on a égulter le problème
structurel bah le checkpoint en fait ne vient plus à un obstacle si par exemple
il est large s’il y a deux sides en fait s’il y a deux côtés donc voilà
mais le soldat la présence du soldat en fait ne pose aucun problème et donc
voilà c’est bon en fait pourquoi pas et les autoroutes c’est pareil en
fait si c’est bien allumé si c’est bien voilà c’est bon c’est pas
mais si en fait et là ça revient en fait sur sur ce que cette réalité
virtuelle et nous voulait absolument pas nommer ce qui se passe en palestine une
question coloniale et colonial c’est du vol c’est du vol permanent de terre
c’est du vol permanent de l’espace c’est le vol permanent du temps
palestinien qu’on fisc et le temps et la terre et donc c’est quelque chose
qui est en continuité depuis un siècle c’est pas juste depuis 48 et
voilà donc quand on parle de paradigme colonial il y a deux choses il y a des
frontières qui ne cessent de bouger en fait c’est en fonction de la
conquête militaire là on va changer les frontières c’est là ça les
frontières d’israël et puis en fait on va confisquer le temps et
lorsqu’on fait on va conquérir de là l’espace s’il y a de la
population s’en débarrasse il ya le génocide de temps en temps donc
voilà le génocide c’est quelque chose qui fait partie de ce système
on veut pas l’appeler on veut pas l’appeler comme ça on va l’appeler ça
parfois conflit et maintenant on passait au post conflit et après lorsqu’il y a
une petite fada oui c’est une question de radicaux c’est une question de je
sais pas quoi à gérer et donc voilà là le travail des ONG c’est comment
civiliser ces gens qui ne sont pas civilisés ou comment
rendre le truc démocratique donc voilà c’est un discours universel qui
est déconnecté de toute réalité qui va s’imposer et bien sûr il va
changer la raison d’être donc d’une ONG qui était là pour résister
par l’économie à une ONG qui s’inscrit dans un discours de développement
qui dénaturalise la réalité palestinienne et bien évidemment la
raison d’être va changer et vous m’expliquez également et vous l’évoquez
précédemment avec l’histoire du FATA qui va donc réinvestir
à travers le soumeau d’une autre forme de lutte mais qui finalement
va créer des ONG et vous m’expliquez aussi pour d’autres parties
plus petits moins connus peut-être pour notre auditoire mais comme
le PPP le parti du peuple palestinien qui était adossé donc à des
associations ces associations se transforme en ONG et finalement des
militants bénévoles deviennent des peut-être des bénévoles de
l’ONG puis des salariés et finalement se battent surtout pour
leurs projets pour pouvoir rester salarié en fait il y a plus de
perspectives politiques à long terme il y a plus que des gens qui sont sur
des projets à court terme qui sont spécialisés sur un cadre d’action et
finalement il n’y a plus de réflexion par exemple ne serait-ce qu’au niveau
de la Palestine on n’est plus que sur un projet à
Ramallah à Hebron je ne sais où et donc j’aimerais que vous expliquiez
peut-être la manière dont il y a eu cette transition cette migration de
la Palestine comme une donnée politique avec des militants formés
avec des partis une multitude de partis à une multitude d’ONG et de gens
effectivement spécialisés mais qui se sont vidé vous citiez le cadre du parc
donc on peut le nommer qui est cet ONG qui gère l’agriculture et qui va de
moins en moins s’adosser à un programme politique mais de plus en plus à
ses bailleurs de fond finalement en fait on pourrait revenir ça en fait je
parlais au début en fait cette relation entre ONG et partis politiques donc il
y avait des ONG qui existaient dans les années 70 mais en fait il y avait une
montée du nombre des ONG en fait des initiatives dans les années 80 suite à
cette rationalisation de la stratégie de loi LP le passage de l’ite armée à
la résistance par l’économie donc à ce moment là en fait on va voir des
bénévoles qui vont aider les agriculteurs pour cultiver leurs
produits etc donc lorsqu’on va voir on regarde ces bénévoles ces bénévoles ils
sont pas là parce qu’il y a un discours de un jeu de développement
ils sont là parce que tout simplement ils veulent aider pour résister
économiquement pour tenir bon en fait sur le terrain donc normalement ces
sont des militants de partis une grande partie de ces gens ont fait la
prison donc là la prison ici commissaire de capital symbolique
l’engagement pour la palestine etc donc ces gens vont risquer leur
vie en fait parce qu’à certains moments pendant la première intéfade en 87
la circulation était interdite etc donc on risquait notre vie pour aller
d’une place à une autre et on risquait la prison et donc là le
travail c’était un travail militant avec cet objectif d’aider les
agriculteurs en fait à vendre et à cultiver leurs terres etc sauf que c’est
la base militante du parti donc si par exemple le parti du peuple c’était
le seul parti qui qui était qui existait en fait d’une manière un peu
d’une manière plus importante que les autres parce que les autres c’était
plus ou moins interdit le fatah le fp alp en fait tous ces partis qui
étaient en lien avec l’olp c’était interdit par les israéliens qu’ils
exercent en fait leur activité sauf d’une manière discrète donc par
israël c’était pas toléré comme le parti du peuple parti communiste à
l’époque et et donc voilà ils avaient en fait leur base et donc leur leader
était même à l’intérieur de la palestine à la différence des autres
partis où le leader était en exil donc là il ya une base militante qui est
là qui travaille bénévolamment dans cette idée de ce monde donc à
partir de salarisation lorsqu’on en fait on commence à faire la
salarisation là d’abord c’était pas uniquement l’aide internationale il y
avait aussi l’aide de ce qu’on appelle le comité conjoint et comité conjoint
entre palestiniens et jordanien parce qu’il y avait un rapprochement
jordanien palestinien une fois on a commencé à parler de deux états donc
il y avait l’aide de parler le welfare association qui était une
fondation qui a été fondée par des capitalistes palestiniens à
genève et à londres et donc il y avait l’argent de welfare mais aussi
l’argent des américains qui voulaient créer une base favorable à la paix à
partir des accords de paix avec l’Egypte et pour un peu créer un leadership
alternatif à Yasser Arafat donc il y avait plusieurs sources d’argent qui
arrivent et commencent plus ou moins à salariser ces bases militantes à
partir des accords de slush a été institutionnalisé et donc voilà les
militants qui dépendaient des partis politiques il devient des employés dans
des engin sauf que le parti politique était encore puissant donc il y avait
aussi les consignes politiques sauf à certains moments lorsque le parti
politique n’a plus de budget parce que l’alp ne donne plus d’argent comme
avant et au parti politique bah il dépend complètement des engin donc un
engin il devient le chef de deux trois membres de comité central du parti donc
le rapport de force en fait la hiérarchie va changer et donc c’est lui
qui va plus ou moins décider ce qui se passe dans le parti en tant que
directeur d’engin et lui en fait il était tout simplement il a pris le
lead de cet engin parce qu’il était le plus compétent d’un point de
vue technique parce qu’il était qu’il a fait ses travaux c’est ses
plus importants dans le parti en termes de capitales militants avoir passé par
exemple en présent voilà donc il était voilà donc c’est pas tout à fait le
même critère donc il y a un changement de système de valeur là et en plus
lorsque je racontais tout à l’heure en fait comment une engin devient une
plateforme de engin donc lorsqu’on va aussi créer une association pour
s’occuper de cette question en engin qui s’occupe de questions de genre
bah on va recruter des gens des partis politiques aussi donc on va
recruter les femmes qui travaillaient dans le parti politique donc on va
évacuer le parti politique on va vider le parti politique de ce militant il
devient un salarié alors au début ces gens en fait ils essayent de garder la
même logique d’avant la même le même langage mais en fait quand j’ai
parlé avec eux ils disent voilà on écrit ce qu’ils veulent en parlant des
bailleurs mais on fait ce qu’on veut mais sauf progressivement avec le
Ils intériorisent ces normes et ça devient la vérité et donc sur le plan
hiérarchique il dépend de l’oingé et qui dépend des bailleurs de fond ce n’est
plus le parti politique donc la relation avec le parti politique va être
remplacée avec la relation avec le bailleurs de fond et avec tout un
langage qui est différent donc ça en fait c’est cette rupture avec le
politique et ces oingés en fait ça la professionnalisation des oingés va se
traduire en fait au niveau de l’échelle l’oingé va être une entité apolitique
qui va utiliser le langage de développement technique etc mais en
même temps ça va se traduire dans les trajectoires des gens les
trajectoires des gens ceux qui étaient responsables dans les années 80
ils vont devenir sous la responsabilité de ce qu’on appelle les
technocrates des oingés après ou les gestionnaires et donc là pour garder
une place dans l’oingé ils vont faire du courant en anglais ils vont faire de
formation par exemple de développement etc mais sauf que il y
a certains capitales militants que j’ai remarqué qui n’est pas
convertible en capitales professionnels et d’autres capitales
militants ce qui est convertible donc lorsque la personne garde en
tête la libération de la Palestine elle est exclue de cette
configuration mais s’il va parler voilà de la construction de l’état etc il est
le bienvenu parce qu’il a les normes plus ou moins consensuelles avec le
bailleur de fond c’est le langage donc ça va changer un peu la hiérarchie
interne des oingés et ça va changer aussi la hiérarchie au sein de la
société de nouveaux rapports de force et donc voilà dans cette
Palestine de bailleur de fond donc l’analyse au niveau des trajectoires
de militants on va voir le militant un peu qui vont changer leur discours qui
vont être dépendants des technocrates et qui vont aussi eux-mêmes essayer de
devenir technocrates et professionnels dans ce terme et après les nouveaux
recrutements en fait on va recruter des jeunes qui n’étaient pas
socialisés politiquement et pour eux le système de la référence la
référence pour eux c’est tout à fait une nouvelle référence qui a
changé c’est le discours de développement qui sera la base et en
Si ils sont au courant ça sera une question du passé des passés ou voilà même la
lutte armée on n’en parle pas en fait c’est trop loin donc on va on va voir en
fait ce type en fait de ce discours chez les professionnels que j’appelle
en fait la suite de Bourdieu en fait tout ce qui est passé militant ça
sera un passé des passés c’était une période voilà où on n’était pas
encore voilà ça a changé maintenant c’est un discours qui a
évolué donc maintenant on est professionnels on est technocrate donc c’est
tout le lien avec le militantisme il faut il faut il faut il faut le
négliger moi j’ai analysé certains CV de ces militants donc en fait toutes
les activités militantes dans les années 80 ils ont changé même le mot
pour les qualifier dans leur CV en fait donc ils ont utilisé le mot
bénévolat grassroot je ne sais pas quoi alors que tout simplement c’était
des militantisme et l’engagement pour la Palestine mais ça on le trouve
donc il y a tout un langage il y a une nouvelle réalité d’écrire autrement et
qui qui se traduit dans la hiérarchie en fait de loinger mais aussi dans les
trajectoires et surtout la nouvelle équipe qu’on va recruter donc on va
recruter des gens qui maîtrisent parfaitement l’onglet pour parler avec
le bailleur de fond ça ça devient en fait une critère beaucoup plus
important que toute autre compétence l’onglet et deuxième chose c’est la
question de gestion donc si on est vraiment on peut parler en fait logique
de projet et moi je me souviens quand j’étais à l’université de Birzeit quand j’enseignais à l’université de Birzeit
il y avait un collègue qui a osé même dire qu’en sociologie alors on apprend
la sociologie critique il voulait qu’on apprend aux étudiants comment faire des
projets de développement parce que c’est ça ce qui est demandé dans la
société. Pour montrer ce changement de la société
j’aimerais faire le lien entre deux choses et je vous laisserai réagir
d’une part qu’à la fin au moment où le Hamas gagne les élections
au tournant de 2005 Ismaël Ani est premier ministre et c’est finalement le
dernier premier ministre palestinien qui est un militant politique réellement
ensuite je me permets de faire ce raccourci mais l’ensemble des premiers
ministres qui vont se succéder dans l’ère Marmoud Abbas sont plus que des
gestionnaires sont plus que des économistes de Harmet Korey à tous
les autres qui ont suivi il y a même des gens alors alors c’est
connaissance plus profonde de la société mais pour quelqu’un qui
s’intéresse à la Palestine ces gens là étaient inconnus c’est à dire qu’on les
ils étaient pas dans nos livres d’histoire ils étaient pas dans nos
livres d’histoire militant on avait du mal à les retracer dans une histoire
militante en fait c’était des gestionnaires du FATA par exemple donc
des gens qui étaient déjà là à tenir les cordons d’une bourse et
qui se mettent à gérer la Palestine et à l’autre bout du spectre
et c’est peut-être là dessus que je souhaiterais que vous interveniez c’est
que le quidam moyen palestinien militant ou non en fait il est tenu
par la dette lui aussi parce qu’en fait ce développement ce développement
c’est quoi c’est acheter acheter des machines acheter des voitures acheter
des ordinateurs acheter développer vous et ce développement il est
essentiel l’économie palestinienne elle est une économie
sous occupation donc on peut être profs on peut être mais très vite sa vie elle
est résumé à être finalement prisonniers entre quatre murs soit
réellement soit parce qu’il ya des couvre-feu soit donc on comprend bien
que ça serait demandé à des français au moment où il y avait des
confinements de dire voilà continuer à avoir une activité économique sans
être de l’état mais non la moitié sont sans travail sans raison pour la
finir ses études c’est ce que j’appelle ce sociocide de la Palestine
difficile pour un étudiant de finir ses études sans être incarcéré sans
être menacé sans être tué sur le chemin etc etc donc finalement ce
spectre de la de la gestion économique de la Palestine il tient
à travers les ONG aussi bien la tête de la Palestine à travers ses
représentants politiques que le quidam moyen le militant ou le
se doit de collaborer avec le avec ce système parce que sinon il peut pas
rembourser sa dette et donc il est il est tenu qu’est ce que qu’est ce que
vous pensez de cette cette question c’est une surveillance en fait totale
de la de la société si je reprends par la norme et par la dette alors
pour dire à partir de 2006 en fait la division palestinienne il faut
rappeler en fait que qu’une partie importante de cette division c’est à
parce que on a demandé aux palestiniens de faire les élections et lorsqu’on a
eu les élections bah il ya les mauvaises élèves qui arrivent à bas bon on va pas
donner en fait il y avait le boycott international de l’autorité
palestinienne et voilà les gens de fatah ne voulaient pas collaborer avec
le nouveau leader de hamas et donc voilà il y avait une sorte de
paralyse de l’autorité palestinienne a été paralysé pendant
18 mois et donc voilà pas de bailleurs de pas de financement pas
de salaire rien du tout et donc voilà il y a eu cette division en fait le hamas
prend la bande de gaz à part par la force et reste la six jours d’années et
donc six jours d’années on arrive en fait on dit voilà le politique
mahmoud abbas et lui en fait le président palestinien qui qui a qui
a pris la place de yasser arafat bah il dit voilà pour pour lui tout ce
qui est lutte armée tout ce qui est résistance c’est inutile c’est
la question d’un point de vue et donc il va ramener la première chose c’est
salam fayad c’est le premier ministre salam fayad salam fayad il arrive c’était
un ancien employé de la banque mondiale donc c’est quelqu’un qui va
faire de plan de développement pour la palestine et la construction de
l’état donc il va promettre les palestiniens avoir un état dans un
an et il est capable et on fait pour lui en fait le problème c’était
pas le problème ça vient du politique palestinien c’est à cause
de palestiniens qu’on n’a pas pu prie on va pu faire en fait cet état et lui
comme un bon gestionnaire il arriverait vraiment à construire l’état
palestinien dans un an et à ce discours on va voir en fait tous les
experts du monde qui sont ils sont en train d’applaudir et qu’ils ont
dit voilà on a trouvé le bon le bon mec pour pour pour voilà pour
résoudre ce problème existentiel et donc il lui demande au lieu de 4
milliards ou 5 milliards il aura 6 je crois pour dans son plan mais dans son
plan va voir en fait ce discours de développeur de professionnalisation dont
je parlais de rationalisation il sera officialisé dans ce ce plan
donc le mot occupation n’est même pas mentionné une fois dans son premier
plan donc le problème pour lui il n’y a pas de structure de domination c’est
question d’individu et donc là on va être l’échelle c’est l’individu
l’individu capable de maîtriser le temps l’individu capable de maîtriser
l’avenir c’est là et grâce à quoi grâce à la recette économique de la
banque mondiale et la transparence de la good governance donc moi une fois j’ai
analysé un discours de lui il a parlé de good governance si on enlève le
mot good governance il n’y a plus rien en fait dans le discours c’est juste
du goût de governance et en fait tout le monde était content en fait les
bailleurs de fonds à voir où c’est l’homme parfait il a réussi à enlever
aucun check point donc dans son premier gouvernement bizarrement enfin pas
logiquement on va avoir cinq qui viennent de désoranger donc la légitimité en
fait dans le champ du pouvoir ça va changer au lieu d’avoir enfin avant
c’était une répartition entre les gens du fplp de partis politiques à des
problèmes internes ou fatah voilà il fallait satisfaire plusieurs divisions
etc mais là en fait cette question de technocrate on va ramener des
qui sont entre guillemets professionnels tels qu’on ils sont définis par ce
discours de palestine de bailleurs de fonds donc le premier gouvernement il
y aura cinq ministres qui viennent désoranger et les autres va et on va
mettre l’accent sur le label docteur donc c’est un docteur c’est la
légitimité de la science c’est voilà la spécialité et donc lorsqu’on va
lire le document de salam c’est exactement la l’institutionnalisation de
la réalité virtuelle palestiniens donc le check point c’est pas le problème
il dit voilà et mon or ce que on va parler avec le skoski ce qu’on appelle
aujourd’hui les technocrates et le politique qu’est ce que nous on se
mêle pas aux politiques nous on fait que les choses techniques à notre
niveau les politiques ils se démerde d’accord mais faites quoi en fait vous
politique là mais enfin pour eux le check point c’est vraiment la présidence
c’est pas le gouvernement donc les gouvernements c’est vraiment des
technocrates sauf que dans ce discours de technocrates la première
chose on va aussi faire ce qu’on appelle la professionnalisation de
l’autorité palestinienne des agences de sécurité
donc à l’époque les militants du fatar qui étaient recrutés dans les
agences de sécurité ils avaient en fait l’ancien logique de ce
voilà c’est des anciens des gens anciens militants du fatar qu’est ce qu’on va
faire on va faire la retraite anticipée je crois qu’on a on va mettre la
retraite anticipée à peu près 30 mille personnes et donc certains qui
avait 30 ans 35 ans et on va recruter de nouveau avec ce nouveau regard de
la palestine donc l’ennemi c’est ne plus israël l’ennemi c’est le
hamas l’ennemi voilà donc voilà et donc là il y a vraiment le champ du
pouvoir qui va changer dans le sens voilà il sera dirigé par des
technocrates qui vont en fait refaire le politique en disant qu’on est
apolitique donc on va réconfigurer le politique en disant qu’on est
apolitique alors qu’il faisait complètement c’était le politique alors
comme je l’ai dit au fait c’est l’un faillard était aussi en ce moment
de la banque mondiale va voir la recette donc il y a l’idée aussi qu’en
fait le développement c’est d’accroître en fait le produit intérieur
brut en fait c’est les indicateurs économiques et donc dans cette pensée
aussi la consommation c’est une valeur sociale la consommation c’est aussi
c’est quelque chose qui va inciter le développement etc
donc quelque chose qui qu’on va voir à ce moment là il va il va avoir une
de nombre des banques en palestine et des branches et on va accorder ce qu’on
appelle les crédits mais les crédits pour consommation non pas pour les
usines donc l’autorité palestinienne comme les
angers vont s’investir en rien en fait qui en facture soit transport
public soit université publique rien du tout en fait 40 % du budget de
l’autorité palestinienne sera consacré même plus à la sécurité et
le reste est divisé en fait entre frais des présidents en frais voilà donc il y
a rien en fait qui touche les trois secteurs éducation santé et
infrastructure en fait transport et donc pour se déplacer dans un dans une
société comme la société palestinienne avec des checkpoints et
voilà et si on veut se déplacer dans les services privés en fait qui
existent on perd toute la journée donc vraiment avoir une voiture c’est
quelque chose d’indispensable pour se déplacer en palestine sinon on
le tente parce que déjà le temps est déjà perdu en attente chez les
checkpoints sauf qu’on va aussi imposer une nouvelle règle on peut plus
acheter des voitures utilisées en israël à l’époque en fait avant on
achetait les voitures utilisées avec selon non moyen en fait on achetait
avec 1000 euros une voiture déjà utiliser 50 d’indes et voilà donc on
pouvait en fait avoir le permis donc on va dire pour des raisons
patriotiques c’est interdit et il faut acheter des nouvelles voitures et
pour acheter des nouvelles voitures il y a une raison simple là dessus en fait
parce que les protocoles de paris et l’argent en fait normalement lorsque
l’autorité palestinienne importe des produits de l’extérieur à travers bien
évidemment israël bas le trésor israélien doit transférer l’argent à
l’autorité palestinienne donc c’est la recette fiscale la plus importante
donc pour gonfler cette recette fiscale il faut gonfler l’importation
c’est contre productif économiquement en fait donc il faut
vraiment avoir plus d’import que export pour gonfler la recette et donc et bien
sûr il y a aussi le problème structurel est-ce que le nuctad appelle les
fuites de fiscale en fait le vol les israéliens volent cet argent de
transfert par plusieurs manières et en fait s’il volait pas en fait
l’autorité palestinienne serait capable de payer ses salaires bref donc le
vol etc il voulait gonfler ce recette donc il y a bien sûr le il
y a une un groupe qui arrive voilà en relation avec l’autorité palestinienne
c’est les mêmes en fait toujours en fait c’est l’élite le nouveau riche en
fait en palestine qui vont s’installer pour pouvoir importer des nouvelles
voitures et donc les nouvelles voitures la
douane je crois que c’est à 300 % mais pour avoir plus de douane il
faut avoir des moteurs plus puissants donc il fallait plutôt plutôt importer
des moteurs 4 4 donc des voitures de nouvelles voitures et pour se faire
il faut avoir des dettes en fait des financements décrédits à la banque il
suffit d’être salarié de l’autorité palestinienne pour avoir ce type de
décrédit donc si tu es un salarié et tu veux pas acheter un voiture c’est pas
grave tu peux être garant pour un de tes proches
donc là en fait il ya toute la société qui va être impliquée dans
ce processus de dettes pour acheter des voitures parce qu’ils ont plus le
d’acheter des voitures utilisées il faut acheter des nouvelles voitures avec
une douane très importante et pour gonfler la recette fiscale de
l’autorité palestinienne avec le temps les bailleurs de fond la
palestine surtout avec le printemps arabe la palestine devient plus à la
mode donc les bailleurs de fond vont se
retirer il y a plus d’argent qui arrive à l’autorité palestinienne
donc l’autorité palestinienne et doit en fait utiliser cette recette
fiscale pour pouvoir payer ses employés et salariés et donc comme
on l’a dit en fait l’autorité palestinienne est là en fait au service
de l’occupation directement et indirectement que ce soit par la
collaboration sécuritaire ou par le discours et ce discours de paix alors
que la colonisation perdure etc et qui opprime les palestiniens d’ailleurs
qui qui ont un discours de résistance donc qu’est ce qu’il va faire
qu’est ce qu’on va on va arriver à un moment où le palestinien finance
l’autorité qui l’opprime en fait avant c’était les bailleurs de fond maintenant
c’est par la dette qu’on va financer l’autorité palestinienne à travers
l’achat en fait de des voitures et des trucs de consommation à travers le
crédit donc on va rentrer dans une société de consommation donc l’impasse
en fait oslo pourquoi je dis c’est conceptuel parce que c’est pas juste
des accords signés c’est en fait tout le monde qui est rentré dans
cet impasse et donc un père de famille il se trouve à la fin du mois
l’autorité palestinienne n’arrive même pas à payer les salaires mais par
contre la banque attend pas et l’autorité palestinienne qui ne paye
pas de salaire peut arrêter cette personne qui n’a pas honoré sa dette
et donc lorsqu’on va aussi arrêter un pris un opposant politique on va
dire oui on n’a pas arrêté parce qu’il est opposant politique
on a arrêté parce qu’il n’a pas honoré ses chèques, on l’a arrêté parce qu’il n’a pas honoré ses
et donc ça devient un moyen de contrôler les palestiniens par la dette ici en fait
tu vas te rendre en palestine et tu vois les tribunaux le nombre de cas traités
c’est énorme et après en fait la majorité de gens passe leur temps ils
divisent leur temps entre deux institutions les tribunaux et les banques
et donc voilà ça ça fait en fait c’est les bulles de neolibéral donc
et là en fait la légitimité de ces gens il devient valablement les technocrates
les technocrates qui vont gérer la palestine en dehors de tout ce qui est
politique et alors politiquement il n’y a rien il n’y a rien on fait rien on dit
voilà on est en train de construire la loi d’état et donc en fait l’action
ce que j’appelle c’est l’action de plaidoyer qui va être l’action
militante de l’autorité palestinienne et plaidoyer ici dans
ce cas là c’est convaincre la communauté internationale de la
palestinienne et surtout qu’on mérite un état palestinien donc voilà lorsque
macron dit on a reconnu l’état palestinien ça devient victoire donc
c’est une victoire médiatique voilà mais concrètement il n’y a rien qui
change c’est pire en pire et là macron il va dire oui voilà j’ai
reconnu l’état palestinien mais alors et qu’est ce qui se passe
concrètement en fait j’appelle ça une mauvaise blague en fait qui fait
plus rire parce que et là en fait c’est tout comme on revient toujours
sur la réalité virtuelle mais qui implique qui affecte la vie des gens et
qui affecte en fait leur quotidien et qui affecte aussi leur engagement et donc
les gens sont endettés et là on va trouver des gens qui fuit l’autorité
palestinienne parce qu’ils arrivent pas à honorer leur dette et non pas qui
fuit l’autorité palestinienne parce qu’ils essayent de résister parce
qu’en fait il n’y a plus en fait ils sont tellement dans la dette et
voilà et les gens en fait ici on voit pas le mécanisme comment on a
de dette ce système de dette etc on va trouver que la personne est juste
escroc ou qui n’a pas envie de rembourser de rembourser sa dette et en
fait il est mal vu même par la société parce qu’en fait on voit on a mis
l’action sur l’individu on a bué les structures en fait dans lequel
on a impliqué les gens pour qu’ils arrivent en fait à ce produit en
fait ce produit endetté qui n’arrive pas à honorer ses dettes et
l’autorité palestinienne bien sûr s’il dit voilà on n’arrive pas à
honorer les on a payé les salaires c’est pas pour eux ils n’ont rien à
justifier on n’a pas d’argent on n’a pas d’argent
donc le citoyen classique normal en fait il peut rien dire en fait face à
l’autorité palestinienne donc voilà il ya ce système en fait qui
un peu s’est officialisé à partir de 2007 et donc Salam Fayyad on lui
a critiqué on a critiqué Salam Fayyad et après voilà il a dit la
l’occupation mais en fait juste il a mis ça dans le level le décor mais en
fait le contenu de son plan deuxième plan c’était la même chose la première
fois il a promis un état palestinien au bout d’un an deux ans après au
bout d’un an deux ans et après au final 2013 il a quitté mais après
voilà depuis c’est que de docteurs docteurs docteurs qui sont en fait dans
le gouvernement et voilà à ce moment là donc il y a une certain
complémentarité si tu veux en fait entre entre entre les angers et
l’autorité palestinienne l’opposition qu’on voyait dans les années 90 entre
entre angers et autorité palestinienne a disparu plus ou moins et donc ça
devient plus ou moins une complémentarité parce que tout le monde
a intériorisé ce paradigme de Palestine de Baïr-de-Font.
Et alors là on s’est attardé forcément sur l’autorité
palestinienne et sur la Cisjordanie mais Gaza dans cette histoire d’ONG de
développement parce que donc à partir du moment où il y a ce cette scission
d’autorité où finalement le Hamas va gérer Gaza et l’autorité va se va
s’astreindre à gérer co gérer donc finalement avec les ONG et les
banques la Cisjordanie qu’est ce qu’il en est des ONG à Gaza à
travers deux sous questions en réalité
d’une part quels ONG collaborent continuent de collaborer je parle avant
le 7 octobre bien sûr avec le Hamas est ce qu’il y en a qui continuent
malgré tout à se dire bon bon bah c’est un gouvernement peut-être qu’on
ne reconnaît pas etc mais nous on a une action etc etc ou bien dans
quelle mesure les associations islamiques elles sont plus présentes
c’est elles qui gèrent des situations mais donc comme on le disait un peu au
début en ayant un ancrage réellement populaire mais auxquels on reproche
aussi entre guillemets un manque de transparence alors que vous l’avez
démontré le manque de transparence et surtout à aller chercher du côté des
ONG on a peut-être une réponse du manque de transparence par le fait que
le Hamas ayant un plan politique et militaire ce manque de transparence
n’est pas un détournement des fonds pour un usage personnel mais comme on va le
retrouver en Iran quand on dit oui les gardiens de la révolution c’est une
machine à corruption je dis pas qu’il n’y a pas de corruption il y a toujours
des gens qui tapent dans la caisse quel que soit leur engagement initial mais
globalement des structures de résistance armée qu’on trouve à
travers ce qu’on appelle l’axe de la résistance sont un manque de
transparence parce qu’il y a un projet militaire et que cet argent là
est celui qui va financer qui les tunnels qui les armes qui les militants qui les
uniformes qui le plan de bataille est ce que est ce qu’on peut aborder le cas
de Gaza et donc avoir le spectre un peu de l’intervention et de cette
opposition ONG association islamique caritative comme je l’ai dit on va
dans un contexte colonial d’abord la transparence est un moyen de
surveillance et de contrôle parce que en fait il y a les
certificats de contrôle terroriste que les angers étaient obligés de
signer à certains moments c’était pour ne pas aider et soit les enfants des
martyrs ou les enfants des prisonniers qu’on considérait comme
terroristes donc lorsqu’on va exclure cette catégorie on exclut 90% de
la de des palestiniens donc on va en fait
inventer des palestiniens qui n’existent pas pour les aider donc
voilà il ya tout ça enfin tout ce débat autour de ce qu’on appelle le
certificat anti-terroriste voilà que surtout a été appliqué par USA de plus
tard par les par l’union européenne alors à Gaza moi malheureusement j’ai
pas pu mettre les pieds depuis un moment mais en fait la majorité des
angers auprès de laquelle voilà sur lequel j’ai fait mon enquête ils
avaient des branches à Gaza donc ils travaillaient à Gaza il y avait la
même culture je dirais de ces angers qui travaillaient à Gaza mais
comme ça a été dit à certains moments en fait le projet politique est
différent la stratégie dominante est différente
alors en six jours d’année le néolibéralisme en fait c’est la
règle c’est la main invisible d’adami smith alors à Gaza en fait comme le
disait un économiste palestinien le problème de l’économie
palestinienne c’est la main trop visible de l’occupation donc c’est pas
en fait on va pas chercher la main visible il y a de main très visible on a
volé la terre on a volé les ressources et après on dit aussi de brouiller vous
pour faire du développement donc la réponse un peu je dirais en fait
économique et un peu rationnel le plus rationnel possible en fait c’est
de contourner cette main visible de l’occupation c’est l’économie des
tunnels en fait si tout le monde surveille le produit qu’est ce qui
rentre et comment ça rentre pour vers la collecte fiscale va être pour les
trois heures de l’autorité palestinienne etc alors si en fait la
douane est trois fois plus chère en palestine qu’ailleurs parce qu’il y a
des israéliens qui vont prendre leur part après l’autorité palestinienne
ben il faut l’économie noire en fait le marché noir pour pouvoir
vivre dans dans pour faire du développement des vrais développements
si si on veut donc il y avait en fait tout un développement d’un autre
après pour la question des orangers il y a bien sûr en fait cette marche pour
les associations qu’on a fermé en si jordanie parce qu’on si jordanie après
la division de mississ lorsque salam faïd est arrivé il y avait le
discours de renforcer les sociétés civiles etc mais comme on a exclu
ces associations de ce concept de société civile ça a permis en fait à
l’autorité palestinienne de fermer de son association y compris le
y compris voilà et donc de torturer leur personnel et après ré-ouvrir
certaines associations après avoir changé leur leader leur leur
responsable et donc à gaza en fait il y avait cette marche et bien évidemment
on peut pas demander dans un contexte colonial la question de transparence en
fait on doit rendre compte à qui en fait qui est responsable autorité
palestinienne pourquoi le palestinien doit en fait justifier qu’il
pas corrompu enfin qu’est ce que c’est la corruption et on voit en fait sa
typo pourquoi en fait donc ils étaient un anti-modèle qui respecte aucune de
ces normes de la palestine des bailleurs de fond et lorsque les
palestiniens il disait il y avait de la corruption de la corruption de la
corruption on a vu en fait dans la dernière guerre où il y avait
l’investissement en fait de toute cette argent c’est dans les armes en
fait ce qui est interdit ce qui est hors question d’en parler donc ça en
fait je dirais gaza a produit un anti-modèle souterrain parce que en
fait l’économie officielle l’économie néo-libérale tel qu’on le
pratique c’est un mécanisme de contrôle et de produire en fait des
consommateurs qui sont endettés pour pouvoir les contrôler pour pouvoir
les soumettre à des normes etc donc voilà il y avait toute une marge en
fait qu’on a qui était à gaza qu’il n’y avait pas en fait en
jordanie sur le plan économique et sur le plan je dirais même associatif et
donc est-ce qu’il ya aussi important avec comme je dis en fait la question de
transparence et même des questions va des valeurs le système de valeurs ce
type d’association fonctionne pas avec des valeurs étrangères à la
société c’est des valeurs innées c’est des valeurs de la société en
fait lorsqu’on en fait aider quelqu’un de pauvres on n’a pas besoin du
discours de développement pour le faire et faire du bénéfice là en fait ça c’est
quelque chose qui est vraiment qui est valorisant et qui est qui est un
devoir dont la société palestinienne ce qu’on appelle à l’aura en fait là
c’était interdit par exemple lorsque quelqu’un construit une maison et les
voisins restent chez eux enfin tout le monde va pour l’aider pareil pour
pour l’agriculture enfin si en fait on n’a pas le droit de dormir c’est
faire barbecue si on invite pas le voisin parce qu’ils risquent de sentir en fait
l’odeur et donc tout ça en fait c’est des choses qui sont dans la société je
ne vais pas dire en fait qu’il n’y a pas de corruption qu’il n’y a pas de
mais en fait c’est tout à fait un autre système qui fonctionne c’est tout
à l’être enfin c’est pas la transparence ce n’est pas la bonne
governance qui veut rien dire en fait et qu’on va appliquer juste avec
le mot anglais en fait on va l’utiliser avec le mot anglais c’est
vraiment tout un fonctionnement qui est différent mais le plus important c’est
un projet collectif politique qui est différent ce n’est pas le
développement déconnecté de la réalité c’est vraiment un projet de
résistance nous sommes des réfugiés à Gaza 2
tiers des gens de Gaza sont des réfugiés c’est le compte de
réfugiés le plus grand du monde et donc voilà c’est une question
nationale patriotique de réfugiés de libération et non pas en fait une
question technique de développement et les gens ils sont pauvres parce qu’on
les a volé leur château on les a volé leur maison on les a chassé de
leur chez eux en fait on a volé leur terre on les a interdit en fait
qu’ils accèdent à leur terre avant ils ne sont pas pauvres parce qu’en
fait ils ont rien hérité c’est parce qu’on a tout volé et donc voilà et
là il faut vraiment on revient aussi sur un problème méthodologique y
compréhension sociale qu’est ce qu’on fait la place de la structure dans cette
affaire et non pas en fait une question individuelle qui le maître de son
destin et qui le maître en fait alors qu’il n’a pas de choix tout
simplement il est né dans une situation coloniale et donc la première
chose normalement lorsqu’on est né dans une situation coloniale c’est
comment en fait penser à briser cette condition à détruire en fait ces
structures coloniales et non pas en fait à vivre avec ou voilà
les intérioriser et en fait améliorer en fait sa vie en tant que colonisé et
non pas en tant que comme libre voilà donc voilà et je dirais à Gaza il y a
un anti modèle et donc ça déranger tout le monde en fait parce que on
revient à la source le problème palestinien c’est une question
coloniale ce n’est pas une question de
développement et de recette technique et d’intelligence et des
compétences des uns et des compétences des autres ou le langage voilà l’anglais
avec la gestion non c’est un problème colonial avant tout et donc là en
fait ça dérange ça dérange tout le monde ça dérange en fait l’occident
ça dérange tout le monde parce que tout le monde pas personne n’a envie
d’appeler ce qui se passe en Palestine en conflit et enfin en question
coloniale le maximum quand on est vraiment très
courageux on parle ça on parle de conflit donc là en fait ça revient
aussi à ce qu’une hypocrisie en fait internationale et occidentale surtout en
fait lorsqu’il s’agit de la Palestine et on voit ça partout y compris chez la
gauche malheureusement. Est-ce que finalement le génocide à Gaza et la
solution proposée par le plus grand bailleur de fond donc les états unis
et Trump à travers son conseil pour la paix n’est pas un projet d’ohen
du dernier territoire palestinien qui n’était pas oenjisé ? C’est vraiment la
même logique sauf on va aller plus loin on va
recruter de mercenaires internationaux en fait au début on a pensé à Tony
Blair marchand de son en Irak etc donc on va
collecter les marchands de son partout dans le monde pour le mettre en
fait c’est le même système c’est le même mécanisme c’est la même
logique de professionalisation les génocide contenu on parle de la paix
le conseil de paix les gens vivent dans des tentes on les bombarde et il n’y a
pas de reconstruction mais le conseil de paix doit reconstruire donc vraiment en
fait c’est je dirais une sorte de oslo généralisé et d’ailleurs c’est pas
en fait oslo qui est la noveté en fait ça s’existait en fait chez les
en fait au moment de ce qu’on appelait la colonisation britannique le
mondat britannique c’était pareil en fait à l’époque voilà il y avait
il y avait aussi cette idée de consensus de paix voilà je sais le
groupe de paix dans les années 36 qui était le pire ennemi de les
révolutionnaires palestiniens donc c’était des palestiniens d’ailleurs et
donc voilà en fait à chaque fois on promet les palestiniens voilà vous allez
avoir un état de reconstruction en fait il y a le pire qui arrive parce que les
britanniques ont 36 39 en fait ils ont fait le livre blanc je me souviens
plus voilà bref et en 39 ils ont dit voilà il y avait un comité pile et
voilà en disant on va construire un état palestinien voilà avec majorité
palestinienne et 9 ans plus tard on a eu l’anakba
donc oslo on va reconstruire qu’est ce qu’on a eu on a eu voilà d’abord
colonisation accélérée et maintenant génocide et génocide en fait
enfin en france ici là on n’a pas le droit de dire génocide on n’a pas
l’offre à sa jeune ça ça ça blesse les hommes sensibles je sais pas quoi
et le jour le site contenu et le conseil de la paix ça en fait c’est
la généralisation je dirais de ce modèle néo libéral technocratique
etc sur le plan de sauf que c’est trop dense parce qu’il y a un génocide il
y a des gens il y a des tentes voilà et donc on est en train de vivre la
même chose je rappelle en fait que la première
fois on a utilisé le mot développement c’était dans les comptes
des réfugiés dans les années 50 normalement un compte de réfugiés
sont c’est disparaître normalement on a fait des comptes de
et l’une loi intervient il dit voilà au lieu de faire l’aide d’urgence on va
faire l’aide de développement donc la première fois on utilise le mot
développement c’est comment rendre le compte de réfugiés durable comment le
rendre en fait éternel donc ça ça montre qu’on veut pas vraiment traiter
la question politique palestinienne la question coloniale et c’est un
projet d’abord européen en fait c’est avant tout c’est un projet
européen et c’est toujours un projet européen parce qu’en fait sinon on
va pas cette défense mortelle on n’a pas le droit en fait de critiquer
israël quel que soit en fait le prétexte quel que soit et même quand il
vaut qu’on met quand il qu’on israël commet un génocide en direct et donc
le conseil ce conseil de paix où je sais pas comment ça s’appelle même je
regarde ma je n’ai même pas regardé le long c’est toujours les
technocrates le docteur le deval à pression va vérifier en fait en
détail c’est que désolé c’est des
de développement qui s’en fichissent en fait marchands de son et après voilà
certains certains palestiniens qui intériorisent en fait ce paradigme de
palestine de baïon le fond et s’il y a en fait une violence ici ou ici c’est
à cause de radicaux de ce côté de l’autre côté donc si on occulte les
radicaux si on civilise les colonisées voilà la question est
réglée donc on est vraiment dans le discours colonial qui justifie la
colonisation qu’on trouve partout qu’on a trouvé en algérie qu’on a trouvé
partout en fait où il ya eu la colonisation donc voilà c’est un
modèle de colonisation qu’on n’arrive même pas en fait que certains veulent
pas le nommer comme tel sberber merci beaucoup de vos propos ont été très
riche bien au-delà de la simple question et on voit l’implication de
ce phénomène y compris de colonisation des esprits du
neolibéralisme et de ses impacts directs sur une société fragmentée
merci beaucoup de votre participation merci beaucoup merci d’avoir écouté
cet épisode en espérant que cette plongée au coeur des ONG tant si
Jordani Kagasa vous a appris autant qu’à moi n’hésitez pas à laisser un
commentaire sur les plateformes notamment Apple podcast ou à
soutenir notre production en faisant un don à notre association ou bien en
faisant connaître ce podcast et sa série sœur récit stratégique sur la
Liban autour de vous dans votre entourage vous êtes notre meilleur atout marketing merci à vous
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